Dans les hauteurs silencieuses où les nuages caressent les sommets, veille 𝑶𝒓𝒆́𝒆 𝑳𝒂𝒄𝒕𝒆́𝒆. Sa présence est un murmure qui apaise les vents, un souffle invisible qui enveloppe les cœurs fatigués. Là où il passe, la lavande des pentes alpines s’épanouit et une douceur lactée imprègne l’air comme pour nourrir l’âme.
Il vit là, entre les crêtes baignées de lune et les vallées couvertes de fleurs sauvages, gardien discret des instants de repos véritables. Sans un mot, il dépose dans l’esprit de ceux qui le rencontrent une chaleur profonde et une sécurité presque oubliée, comme si le temps lui-même s’inclinait pour offrir un espace de régénération. Les bergers et voyageurs qui croisent sa route repartent avec la sensation d’avoir touché un fragment d’éternité.
Et lorsqu’il choisit de parler, sa voix résonne comme une onde douce dans le cœur : « 𝑱𝒆 𝒅𝒆́𝒄𝒐𝒖𝒗𝒓𝒆 𝒎𝒐𝒏 𝒆𝒔𝒔𝒆𝒏𝒄𝒆 𝒊𝒏𝒕𝒆́𝒓𝒊𝒆𝒖𝒓𝒆, 𝒋𝒆 𝒎𝒆 𝒍𝒂𝒊𝒔𝒔𝒆 𝒏𝒐𝒖𝒓𝒓𝒊𝒓 𝒆𝒕 𝒓𝒆́𝒄𝒐𝒏𝒇𝒐𝒓𝒕𝒆𝒓. 𝑱𝒆 𝒎’𝒐𝒖𝒗𝒓𝒆 𝒂̀ 𝒖𝒏𝒆 𝒒𝒖𝒊𝒆́𝒕𝒖𝒅𝒆 𝒑𝒓𝒐𝒇𝒐𝒏𝒅𝒆 𝒒𝒖𝒊 𝒎𝒆 𝒓𝒆́𝒈𝒆́𝒏𝒆̀𝒓𝒆. »
Alors, l’instant devient sacré. Le corps retrouve sa force, l’esprit sa clarté, et l’âme, son ancrage lumineux. Dans ces montagnes, il demeure, invisible aux yeux pressés, mais toujours présent pour ceux qui savent s’arrêter et écouter.